Chili

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Longue bande de terre de 300 km de large sur prêt de 4 500 km de long, coincée entre l’océan Pacifique à l’ouest et une chaine de montagne atteignant les 6 000 mètres par endroit. L’extrême sud du continent est proche de la célèbre ville d’Ushuaïa et le nord est frontalier avec la Bolivie. La route la plus célèbre est la Carretera Austral, que beaucoup de cyclistes rêvent de parcourir. Le Chili vous réserve aussi d’autres surprises, comme le  désert d’Atacama, où il n’a pas plu, par endroit, depuis 400 ans, ou la région des volcans, la côte pacifique et la superbe ville de Valparaiso avec son port mythique.

Ce que vous aimerez certainement

  • Aller au bout du monde par la Carretera Austral
  • Franchir les très hauts cols du Nord
  • Le désert sculpté par le vent, les volcans
  • Les facilités d’hébergement ou de camping (sauvage ou non)
  • Les lacs et les rivières, la qualité de l’eau.
  • La prise de conscience écologique en Patagonie.

Ce que vous pourriez ne pas aimer

  • Les distances
  • Le Ripio (revêtement de la route)
  • L’altitude, les côtes
  • Le froid et la pluie (au sud surtout)

Généralités

Distances/reliefs

5 000 km de longueur. Le tiers Nord est désertique, le tiers central est la zone habitée et cultivée, le tiers Sud est au pied des glaciers, voire dessous. La côte est bordée par la montagne, la petite Cordillère, et la frontière avec l'Argentine est formée par la Cordillère des Andes, qui surplombe à 7 000 m d’altitude, et entre ces 2 lignes montagneuses c'est la Pampa (ou plaine) où serpente la route Panaméricaine.

Météo / Climat

On distingue 4 zones climatiques :

  • Le Sud est froid et humide, et la bonne saison est durant les mois de décembre, janvier et février.
  • Le Centre, de Puerto Montt à Valparaiso, est tempéré, la meilleure saison va de novembre à avril.
  • La moitié Sud du Nord de Valparaiso à La Serena est chaude et sèche, mais semi-désertique, des rivières la parcourent.
  • L’autre moitié Nord est très sèche, chaude le long de la mer, et glaciale en hauteur. La saison des pluies rend les routes impraticables durant les mois de janvier et février.

Vents

Le vent vient de la mer, donc de l’Ouest. Il souffle à partir de 10h du matin, et s’amplifie jusqu’à être fort vers 14h.

Y aller

Avion avec Iberia ou Alitalia, liaison régulière à Santiago. LAN (Air Chile) propose de nombreux vols pour Santiago, et transporte 2 bagages par billet. Le changement de dates est possible. Bien sûr infos à vérifier.

Un visa de 3 mois est délivré à l’entrée, et peut être renouvelé facilement, mais il vaut mieux avoir un billet retour. Attention, par voie terrestre, l’introduction de produits frais, fruits, légumes, fromages, viandes, est interdite, ces produits vous seront confisqués.

Langues

La langue principale est l‘espagnol, mâtiné d’anglais et d’allemand, ce qui la rend quelquefois difficile à comprendre.

À vélo

Carte / Guide

La meilleure carte est la carte du pays éditée par Copec. Le guide du même nom est aussi le plus complet.  (Rutas de Chile : El Guia para conocer Chile : Chiletur, Copec. On le  trouve dans les stations service). Il différencie les routes goudronnées, routes de terre et ripio (non goudronné mais entretenu).

Routes-Circulation

Le trafic est faible sur les routes secondaires, supportable sur les grandes routes, très variable sur la Panaméricaine, de nul à insupportable. Vocabulaire : Ripio : route non goudronnée Calamina : vagues style tôle ondulée. Bache : nid de poule Badéne : cassis Vado : passage de gué

Vélo

Un vélo solide à roues de 26 pouces est recommandé, des pneus un peu larges pour le sable.

Réparations

Partir avec un vélo en bon état, et quelques pièces, les vélocistes sont espacés. ( Magasins rue San Diego à Santiago)

Transports locaux

Dans les cars, le vélo doit être démonté et emballé dans une bâche plastique et un supplément est demandé.

Rouler au quotidien

Hébergements

Chez l’habitant, dans les auberges, en camping sauvage, tout est possible. Il y a des petits hôtels ou des pensions de famille, compter à partir de 10€ la nuit petit déjeuner compris, dans tous les bourgs et villes, demandez l’adresse dans la rue ou à l’office de tourisme.

On peut aussi camper, mais le camping payant coûte aussi 10 €, que vous soyez seul ou 4 personnes. Pour le camping libre, quelques clôtures, il faut donc sauter la clôture. Ceci dit, en papotant un peu avec le paysan lorsqu’il vous découvre, tout s’arrange rapidement. On peut aussi camper dans certains hospedaje.

Souvent, demander pour piquer sa tente à proximité d’une maison, dans un champ permet d’avoir de l’eau, des relations et souvent, en plus, une invitation à partager un « once » très cher aux Chiliens. C’est gratuit et il y a moins de bruit que sur les campings, surtout ceux de bord de mer où, en décembre, janvier, il y a souvent la fête jusqu’à 5 ou 6 heures du matin pour les campeurs, et à partir de 7 heures du matin pour ceux qui viennent à la journée.

Approvisionnements

Nourriture

Le déjeuner au restaurant (à partir de 5 €) est copieux. Le Pisco Sur est excellent et très tonique, 40°, à couper avec des jus de fruit. Les vins sont bons. Des boutiques se trouvent dans tous les bourgs, et le Chili est le pays de l’avocat, du raisin sec et du melon.

Eau

Potable sans problème, sauf dans certaines zones très isolées ou dans le désert (présence d'arsenic).

Réchaud

Essence ou alcool. Cartouche gaz type à valve dans les magasins de bricolage « ferreteria ».

Téléphonie mobile-Internet

Des cafés internet partout, des connexions sont proposées dans les hébergements et possibilité d'acheter une sim locale

Contacts

Relations

Parler quelques mots d’espagnol facilite les échanges

Tourisme

Les villes sont touristiques, ailleurs vous serez souvent le seul touriste. Les locaux prennent beaucoup les bus.

Habillement

Prévoyez pour l’été, les baignades, et pour les orages. En montagne et au sud il fait froid, mais sans plus. Attention au soleil.

Enfants

Les enfants seront très appréciés, car les Chiliens sont très famille, et les femmes très maternelles, mais attention au soleil, à l’altitude et aux distances.

Sécurité

Pas de souci particulier. Quelques grèves de mineurs de temps en temps, mais sans animosité envers les touristes. Des beuveries collectives dans les villages. Aucun danger hors des villes, à vélo vous êtes considéré comme courageux et pauvre. Quelques chiens agressifs.

Attention au soleil qui peut être vif et aux chutes notamment dues au vent et au « ripio ».

Pour aller plus loin

Articles apparus dans la revue CCI

Itinéraires

Quatre zones intéressantes

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1 Au sud la Carretera Austral vous emportera entre les flancs des montagnes couvertes de forêts, de cascades et de glaciers, le long des torrents et des lacs, jusqu’aux portes de la calotte glaciaire. Un petit détour en Argentine vous permettra de rejoindre le célèbre parc de Torres del Paine. Et une partie de la Terre de Feu.

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2 Au centre la côte vous émerveillera par ses paysages variés, embouchures de fleuves, villes coloniales et forêts, et les gens, simples, parlent facilement. La région des lacs cachent d’autres splendeurs, avec les volcans qui s’y reflètent et ses forêts de pins géants.

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3 Le nord semi-désertique démarre par le port de Valparaiso, dont la visite est fortement recommandée par bateau. Quant à la ville, avec ses maisons multicolores accrochées aux flancs de la montagne, c’est un témoin de l’ère coloniale. La petite route s’enfonce ensuite  dans le désert, dans la montagne, de bourg en bourg, entre cactus et roches, barrages et rivières à sec, jusqu’à la Serena, belle ville coloniale et aire de repos. Elle est le point de départ du splendide paso Agua Negra, avec ses montagnes de sable tout en couleurs.

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4.1 Le Grand Nord vous époustouflera par ses roches et sierras sculptées par le vent et ses lacs salés. Moins connus mais impressionnants sont les ruines des forts indiens, et les anciennes mines de phosphate, autour de Calama. Et vous serez tentés par l’exploit de la double traversée des Andes par les plus hauts cols de la région, le paso Sico et le paso Jama, rencontre avec soi-même, avec des paysages à couper le souffle, avec les aquarelles et pastels naturels, et aussi les villages indiens, accueillants avec simplicité. L’altiplano est tout aussi spectaculaire et difficile, mais se parcourt généralement à partir de la Bolivie. La côte peut constituer une balade agréable, avec de nombreuses plages où l’on peut camper en écoutant la mer, et de belles villes coloniales.

Le Paso de Jama est totalement goudronné. Il peut-être difficile de trouver un emplacement abrité du vent pour piquer la tente pour la nuit qui tombe vite et amène le froid, ce sont souvent des murets de pierres qui font l'affaire. Dans ce secteur, l'eau est arséniquée, il faut prévoir une réserve. Vous pouvez tenter de solliciter un garde de la CONAF de San Pedro de Atacama. S'il se rend sur la zone, il peut accepter de vous déposer un bidon de 5 litres à une borne.

Le Paso Sico n'est presque que ripio mais une mine, un poste de police permet d'avoir de l'eau et un abri pour la nuit.

4.2 L’extrême Nord

Une boucle qui débute à Arica et termine à Iquiqué en passant par le salar de Surire. À Arica, prendre la route qui monte dans la vallée de Lluta où l’on admire beaucoup de géoglyphes ; la montée se poursuit encore jusqu’à Putre puis Parinacota et son volcan enneigé. Là, c’est le ripio pour le salar qui longe la frontière bolivienne. Un refuge CONAF (ONF local) à côté duquel on peut bivouaquer, et un col à 4 600 m. Sur la carte, un village de quelques maisons abandonnées. L’église vous protègera du vent pour le bivouac. Puis Colchane, poste frontière avec la Bolivie, on retrouve là, une route qui, à travers des paysages de désert mène à Iquiqué, en passant par Humberstone, ville fantôme construite autour d’un gisement de salpêtre, devenue un musée. L’arrivée sur Iquiqué est vraiment spectaculaire, cette ville est coincée entre la mer et les dunes et, vue d’en haut, on se demande lequel des deux va gagner.

Articles connexes


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