Colombie

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La Colombie n'est pas un pays facile à vélo. C'est grand (même si rien à voir avec d'autres monstres), rempli de montagnes (souvent raides) et de pistes, et puis il y a la pluie… Mais quand même, ça vaut le coup d'y aller. Pour la beauté des paysages, et surtout pour l'accueil exemplaire des colombiens !

C'est bien sûr aussi le pays du café. Si vous l’aimez bien corsé, vous risquez d'être un peu déçu par leur « tinto » sucré, mais vous pourrez toujours ramener quelques paquets dans vos bagages…

Et surtout, surtout, n’hésitez pas à sortir des sentiers battus (aka Panamericana qui suit le Rio Cauca et sa cousine de la vallée du rio Magdalena).

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Ce que vous aimerez certainement

  • L'accueil des colombiens : vous demandez pour planter la tente dans le champ face à la maison, et vous vous retrouvez à dormir dans le salon, avec une superbe assiette de riz-frijoles-œuf-patacones pour le dîner !
  • Les paysages ! C'est juste magnifique.
  • Le bord des routes très propre.
  • La gentillesse et la politesse des colombiens...

Ce que vous pourriez ne pas aimer

  • … mais certainement pas leur manque total de respect dès qu'ils sont derrière un volant : conduite sportive et klaxons hurlants !
  • La pluie ; les jours sans pluie se comptent sur les doigts de la main...
  • Le peu de choix d'itinéraires si vous êtes totalement réfractaire à la piste.
  • La place de la femme dans quasi tous les foyers : elle cuisine, puis sert les hommes et invités, et enfin mange seule (et le plus souvent froid) dans la cuisine.
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Généralités

Distances / reliefs

Le pays est en gros divisé en deux parties : jungle amazonienne sur la moitié sud-est du pays, et des montagnes partout ailleurs. Ces dernières sont formées de 3 cordillères parallèles orientées nord/sud (cordillère orientale, centrale et occidentale), séparées par deux grands fleuves (les rios Cauca et Magdalena). Les cordillères se rejoignent au niveau de la frontière avec l'Équateur. Le pays a accès également à la mer Caraïbes au nord et à l’océan Pacifique à l’ouest.

Météo / Climat

Étant très proche de l'équateur, les températures varient peu au cours de l’année. En basse altitude et sur les côtes, il peut faire chaud ; et les montagnes étant hautes, froid et humide là-haut. La Colombie est très verte, et ce n'est pas pour rien, il y pleut beaucoup ! Il existe une saison humide et une autre sensée l’être moins...

Attention, bien que la majorité du pays (excepté la pointe amazonienne sud) soit encore dans l'hémisphère nord, les colombiens inversent les saisons : leur été est notre hiver, et vice-versa.

Vents

Conditions très locales, et aussi dépendantes de la saison. Dans le sud du pays (Cauca et Nariño), pendant la temporada de las cometas (saison des cerfs-volants ; juin-juillet-août), ça souffle effectivement fort (surtout en fin d'après-midi et soirée), que ce soit en ville ou en montagne.

Y aller

À vélo en arrivant du Vénézuela ou de l'Équateur. En bateau du Panama (via une mini croisière par les îles San Blas). Sinon par avion ; il y a plusieurs grandes villes réparties sur tout le territoire. Pas de visa nécessaire, possibilité de rester 90 jours maximum ; et possibilité de sortir et rentrer de nouveau dans le pays pour 90 jours supplémentaires.

Le peso colombien ($), environ 1 € = 3 500 $ (vous aurez donc en main de beaux billets de 50 000 $ (≈ 15 €), comme au Monopoly !).

Langues

On y parle espagnol, et comme dans toute l'Amérique latine, il y a du vocabulaire spécifique au pays (chévere = cool, ...). Les colombiens parlent globalement sans accent et pas trop rapidement, ce qui fait de la Colombie un bon pays pour débuter (ou se remettre) à l’espagnol.

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À vélo

Carte / Guide

Impossible de trouver une carte papier sur place (à part un atlas touristique inutile à vélo). Comme toujours, OsmAnd Map (application smartphone) est bien pratique pour calculer les dénivelés.

Routes-Circulation

Très variable. Seuls les grands axes (comme la Panaméricaine) sont asphaltés ; la circulation y est bien sûr intense. De plus, ces routes sont rarement à plus d’une voie par sens. La grande majorité du réseau secondaire est constituée de pistes. Il y a de tout, de très roulant à très caillouteux ou boueux. Par contre, c'est le plus souvent tranquille côté trafic, composé quasi essentiellement de circulation locale (motos et colectivos). Globalement, les montagnes sont raides (et elles sont partout dans le pays) ; ça se ressent sur les pentes des routes . En tout cas, ça monte et ça descend.

Les colombiens roulent vite et mal. Ils dépassent n’importe quand et n’importe comment (cycliste ou autres véhicules). Soyez prudents, l’installation d'un rétroviseur est plus que conseillée ! Il y a énormément de motos qui circulent (avec le plus souvent 2, 3, voir 4 passagers), surtout dans les campagnes ; mais contrairement à la France, ce n’est pas eux qui conduisent le plus mal.

Attention, en dehors des grands axes, les panneaux directionnels sont pour ainsi dire, aux abonnés absents.

Vélo

Votre vélo de voyage habituel. Il est aussi possible d’en acheter un en Colombie (surtout à Bogotá) ; il sera par contre peut-être plus typé VTT (ou route) que voyage.

Réparations

On croise des talleres de bici (magasins de vélo) partout, même dans les petites villes. Il y a de nombreuses grandes villes où il est possible de trouver quasiment n'importe quel type de pièce. La Colombie a une forte culture vélo (mais presque exclusivement limitée à la sortie VTT de fin de semaine).

Transports locaux

Toutes les grandes villes sont reliées par des bus. Par contre, ces derniers sont rarement de grands bus (ou alors ce sont des doubles à étage avec une soute réduite) ; ce n’est pas toujours facile d'y charger les vélos, d’autant que peu de compagnies font des efforts (elles refusent tout simplement, ou veulent faire payer des suppléments...). Comme habituellement, prévoir des couches chaudes (la clim est poussée), ainsi que des boules quies (la télé tourne en continu de jour).

En Colombie, l’auto-stop ne fonctionne pas (avec ou sans vélos) ; ne pas compter dessus pour parcourir de longues distances.

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Rouler au quotidien

Hébergements

Pas de camping, mais il est très facile de poser sa tente n'importe où dans la campagne ou la montagne. Demander l’autorisation aux fincas (fermes) ou maisons isolées pour s’installer à leurs côtés ou dans leur champ.

Dans les villes, c'est plus compliqué, le moindre village ou petite ville est très dense en population. Les églises sont peu accueillantes, mais la police, elle toujours très aimable, donne l’autorisation de dormir sur les terrains de sport (qui sont des lieux calmes quand ils sont un peu excentrés). Et comme toujours, les pompiers, quand il y en a, ne font pas défaut à leur hospitalité exemplaire (hors cas particulier).

Vous aurez aussi sûrement la chance d'être invités spontanément par des colombiens, pour une nuit ou plus !

Pour plus de confort, petits hôtels ou hospedajes (hôtel chez l’habitant) ; compter à partir de 12 € la chambre double. Par contre, l’eau chaude n’est pas toujours présente. Dans les plus grandes villes, il y a des auberges de jeunesse avec dortoir et/ou chambres privées.

Attention, Warmshowers ne fonctionne pas très bien en Colombie ; il n’y a pas tant d'hôtes que ça, et surtout une grande majorité de profils est inactif (aucun feedback, taux de réponse nul et la dernière connexion remonte à plusieurs mois voire années). De plus, même parmi les actifs, les réponses sont assez rares (même pour dire non…).

Approvisionnements

Nourriture

On trouve boulangerie, magasins de fruits & légumes, et petite épicerie (à part du riz, souvent pas grand-chose d’intéressant : chips, gâteaux et sodas…) dans quasi chaque petite ville/village ; et ces derniers sont fréquents (rarement à plus de 30 km les uns des autres). Pour les supermarchés, c'est uniquement dans les grandes villes. Attention, les boulangeries ne vendent pas de pain (au sens où on l’entend), mais des sortes de brioches, le plus souvent au « fromage » (avec une barre de fromage fondu, goût plastique, au milieu…).

La majorité des restaurants ne servent que le desayuno et l’almuerzo typiques colombiens (petit déjeuner et déjeuner), composé d’une soupe, suivie d’un plat : riz + poulet (ou parfois bœuf ou poisson) + patate et/ou patacon (plantain écrasée frite) + légumes cuits ou crus et/ou légumineuses, le tout accompagné d'un jus de fruit. Le tout pour 2 € maxi ! En dehors de ça, on croise des cafétérias qui vendent des empanadas et autres buñuelos (beignets), frits. Hors des grandes villes ou des spots pour routiers (donc sur axes à forte circulation), c'est presque impossible de trouver un restaurant ouvert le soir.

C'est aussi un pays réputé pour ses fruits exotiques, mais à part à quelques rares stands, on ne croise qu’oranges & bananes, ainsi que pommes du Chili…

Côté boissons, dur de trouver autre chose que du tinto (café très allongé, sans grand goût, sucré à la panela (pain de sucre de canne brut)) ou de l’agua de panela (eau froide ou chaude sucrée à la panela).

Eau

L’eau est potable au robinet dans les grandes villes, ainsi qu'assez souvent dans les plus petites villes et à la montagne ; demander à la personne qui vous approvisionne en eau si l'eau est potable. Partir avec un petit filtre du genre Saywer Mini est une bonne idée.

Réchaud

Préférer à essence (l’essence extra est la plus propre de celles vendues à la pompe, un petit euro le litre) ou au bois (attention, pas toujours facile de trouver du bois sec). Dans les très grandes villes, on peut trouver des cartouches de gaz (pas données).

Téléphonie mobile-Internet

On trouve du WiFi payant relativement facilement ; parfois dans les villages, il faudra utiliser un PC du cybercafé pour accéder à Internet. Par contre, chez les particuliers (hors grandes villes), le WiFi est peu courant. Quelques petites villes en proposent du gratuit sur la place principale. Prévoir un adaptateur pour prises US.

Contacts

Relations

facilité, accueil

Tourisme

pression touristique, si oui où ?

Habillement

habillement si spécifique

Enfants

Sans problème, l’hospitalité colombienne n’en sera que meilleure.

Sécurité

Le pays est calme et tranquille malgré sa mauvaise réputation ; aucun problème de sécurité. Comme partout, faire attention à son vélo (ainsi qu'à certains quartiers) dans les très grandes villes. Reste certaines zones dans la jungle où vivent les narco-trafiquants, mais elles sont peu accessibles à vélo. Attention aux très nombreux chiens domestiques, agressifs envers les cyclistes (les propriétaires essaient le plus souvent de les rappeler, mais sans grand effet…).

Pas de soucis de santé particulier. Attention au soleil avec l’altitude, même si le temps est nuageux ; les UV sont violents. Globalement, dès que vous serez à moins de 2 000/1 800 m, le moustique se fera un plaisir de se régaler de votre sang ! Ce sera encore plus le cas dans certains coins particulièrement infestés (les rizières le long du Rio Magdalena par exemple).

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Pour aller plus loin

Articles apparus dans la revue CCI

  • Donnez le numéro / date de la revue et mettre un lien vers le/les numéro à télécharger si possible
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Itinéraires

1/ La route de Saldana à Neiva

En passant par Dolores puis le désert de la Tatacoa. L’idée est d'éviter la grande route de la vallée, et d'être ainsi au calme ; l’itinéraire est composé pour petite moitié de piste, et grosse moitié d'asphalte.

De Saldana, rejoindre Prado à travers de magnifiques rizières sur fond de montagnes (par contre, aïe les moustiques). Puis grimper sur les contreforts de la cordillère orientale jusqu'à Dolores, joli petit village (ce n’est jamais vraiment raide, mais il y a quelques sections de piste caillouteuse).

Continuer jusqu'à Baraya en passant par Alpujarra (chouettes vue sur la cordillère centrale). De Baraya, remonter un peu au nord puis partir plein ouest, afin de rouler une journée dans le désert de la Tatacoa (bon techniquement, c'est une forêt sèche tropicale...). Les paysages et vues sont magnifiques, et totalement surprenants ; c'est de la piste tout le long, mais très roulante. Attention il fait chaud, et c'est difficile de se ravitailler (il y a bien quelques restaurants/campings, mais les prix sont prohibitifs !) ; prévoir de l’eau en suffisance pour la journée.

Enfin, de Villavieja, rejoindre Neiva sur du bel asphalte.

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2/ De Neiva à Popayán

La traversée de la cordillère centrale. Sachez-le tout de suite, c'est quasi que de la piste, et pas de la bonne ! Par contre vous aurez l'occasion de franchir la cordillère centrale sans personne, et via une des routes les plus douces possibles.

De Neiva, s'élever doucement via Palermo, Teruel et Iquira (méchante côte de 2 kilomètres pour entrer au village). C'est asphalté jusqu'à Teruel.

Poursuivre jusqu'à La Plata (grosse ville) en passant par Tesalia ; vous voilà à 1000 m d'altitude. Goudron tout le long.

Puis l’ascension en tant que telle commence. Devant vous, 100 km de piste pour s’élever à 3 500 m ; cette dernière est caillouteuse, mais elle est quand même sympa, la partie la moins pire est quand ça grimpe le plus. Concernant la pente, c'est jamais plus de 5 %. Côté ravitaillement, vous passerez par les villages de : Villa Losada, Gallego, Belen et Moscopan (pas grand-chose dans ce dernier) ; et il y a des fincas (fermes) éparpillées quasiment tout le long (à part tout là-haut). Passé Belen, il y a des chances que vous soyez seul sur la route pendant plusieurs heures continues. Juste avant le sommet, ne pas oublier d'aller visiter les « thermes » de San Juan (magnifique source d'eau chaude soufrée à 1 400 °C). Là-haut, la végétation est totalement différente ; c'est le Paramo, biotope unique aux hautes montagnes humides des Andes. 10 km de l’autre côté du sommet, c'est le camp de base pour grimper au volcan Puracé (4 650 m) ; l’ascension est inutile en hiver (qui correspond à notre été), le volcan étant dans les nuages quasiment en permanence. Encore 20 km de descente sur piste pourrie et voilà le village de Puracé.

Puis c'est le retour à la civilisation et la grande descente (avec quelques remontées) jusqu'à Popayán, sur de la superbe route. De plus, vous arriverez directement en centre-ville, sans passer par aucun nœud routier ou zone industrio-commerciale.

Deux variantes possibles :

-          De La Plata, remonter un peu au nord, et passer par Inza. Du goudron pendant plus longtemps, mais les pentes seraient un peu plus raides. Cela permet également de passer voir le site indien de Tierradentro.

-          Ou alors, de Neiva, continuer la grande route de la vallée du rio Magdalena jusqu'à Pitalito (si 200 km de route passante ne sont pas un problème). De là, grimper à San Agustin (ce qui permet d’y visiter le site archéologique), et continuer la route de San José de Isnos, qui passe au sud du volcan Puracé. C'est asphalté tout le long (sauf une dizaine de kilomètres), mais ce qui signifiera plus de trafic.

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3/ De Pasto à Chiles

Une autre façon de sortir (ou d’entrer) du pays vers (depuis) l'Équateur. Mais aussi l’occasion de profiter de 4 volcans (dont 2 actifs) du sud de la Colombie : Galeras, Azufral, Cumbal et Chiles. Ça monte et ça descend, mais à part quelques kilomètres, rien de très raide ; si vous êtes arrivé jusque-là dans le pays (ou si vous venez de traverser l'Équateur), vous devriez vous en sortir sans problème ! En plus, c'est goudronné tout le long.

De Pasto, sortir à l’ouest, et parcourir la circunvalar, route très calme faisant le tour du volcan Galeras via : Nariño, Sandoná, Consacá et Yacuanquer. En plus de vues sur le volcan et les magnifiques montagnes et vallées alentours, vous verrez de nouveau du café, des bananiers, et surtout des milliers d'hectares de canne à sucre. Selon la saison, vous pourrez observer cette dernière être plantée, pousser ou être récoltée à la machette, et surtout transformée en… panela !

Ensuite, Panaméricaine obligée, mais heureusement, c'est 20 km de descente jusqu'à Pedregal, ville-étape remplie de restaurants et hôtels. De là, partir plein ouest pour remonter, jamais raide puis vraiment doux, jusqu'à Túquerres, 3000 m. La ville est au pied du volcan Azufral. La route est un peu plus passante que la circunvalar. Dans le coin, les cultures sont majoritairement blé, maïs et pâturages.

Puis El Espino, Guachucal et Cumbal ; c'est quasi plat. On a l'impression d'être sur un plateau normand, rempli de vaches à lait, mais à 3 000 m d’altitude. De Cumbal, on peut apercevoir le volcan éponyme. La route pour arriver aux deux derniers villages (Panán et Chiles) est un peu plus vallonnée. 500 m avant de passer la frontière, ne pas hésiter à tourner à droite pour 1 km de piste un peu raide. En haut, il y a des eaux thermales bien chaudes, venant directement du volcan Chiles.

Une fois côté Équateur à Tufiño, pour rejoindre Tulcán (grosse ville frontalière en face d’Ipiales), c'est 20 km de goudron majoritairement descendants.

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4/ Idées en vrac basées sur des ouïe dire ou des rencontres :

  • La ville de Medellin, et la lagune de Guatapé pas loin.
  • La route de Medellin à Manizales, en passant par Jardín.
  • El trampolín del diablo (le trampoline du diable), à grimper pour rejoindre Pasto depuis Mocoa.
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Articles connexes


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