« Colombie » : différence entre les versions

9 octets ajoutés ,  3 avril 2021 à 17:40
m
aucun résumé des modifications
m (relecture en cours)
mAucun résumé des modifications
Ligne 1 : Ligne 1 :
La Colombie n'est pas un pays facile à vélo. C'est grand (même si rien à voir avec d'autres monstres), rempli de montagnes (souvent raides) et de pistes, et puis il y a la pluie… Mais quand même, ça vaut le coup d'y aller. Pour la beauté des paysages, et surtout pour l'accueil exemplaire des colombiens !
La Colombie n'est pas un pays facile à vélo. C'est grand (même si rien à voir avec d'autres monstres), rempli de montagnes (souvent raides) et de pistes, et puis il y a la pluie… Mais quand même, ça vaut le coup d'y aller. Pour la beauté des paysages, et surtout pour l'accueil exemplaire des colombiens !


C'est bien sûr aussi le pays du café. Si vous l’aimez bien corsé, vous risquez d'être un peu déçu par leur “tinto” sucré, mais vous pourrez toujours ramener quelques paquets dans vos bagages…
C'est bien sûr aussi le pays du café. Si vous l’aimez bien corsé, vous risquez d'être un peu déçu par leur « tinto » sucré, mais vous pourrez toujours ramener quelques paquets dans vos bagages…


Et surtout, surtout, n’hésitez pas à sortir des sentiers battus (aka Panamericana qui suit le Rio Cauca et sa cousine de la vallée du rio Magdalena).
Et surtout, surtout, n’hésitez pas à sortir des sentiers battus (aka Panamericana qui suit le Rio Cauca et sa cousine de la vallée du rio Magdalena).
Ligne 148 : Ligne 148 :
== Pour aller plus loin ==
== Pour aller plus loin ==


* Régions naturelles de la Colombie > https://fr.m.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_naturelles_de_la_Colombie
* [https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_naturelles_de_la_Colombie Régions naturelles de la Colombie]
* Zones climatiques de la Colombie > https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Climat_de_la_Colombie#Zones_climatiques
* [https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Climat_de_la_Colombie#Zones_climatiques Zones climatiques de la Colombie]
 
===Articles apparus dans la [https://www.cyclo-camping.international/fr/revue/non-categorise/revue revue CCI]===
===Articles apparus dans la [https://www.cyclo-camping.international/fr/revue/non-categorise/revue revue CCI]===
*''Donnez le numéro / date de la revue et mettre un [https://www.cyclo-camping.international/fr/revues-a-telecharger/revue/revues-a-telecharger lien] vers le/les numéro à  télécharger si possible''
*''Donnez le numéro / date de la revue et mettre un [https://www.cyclo-camping.international/fr/revues-a-telecharger/revue/revues-a-telecharger lien] vers le/les numéro à  télécharger si possible''
Ligne 189 : Ligne 190 :
De Neiva, s'élever doucement via Palermo, Teruel et Iquira (méchante côte de 2 kilomètres pour entrer au village). C'est asphalté jusqu'à Teruel.
De Neiva, s'élever doucement via Palermo, Teruel et Iquira (méchante côte de 2 kilomètres pour entrer au village). C'est asphalté jusqu'à Teruel.


Poursuivre jusqu'à La Plata (grosse ville) en passant par Tesalia ; vous voilà à un gros 1000 m. Goudron tout le long.
Poursuivre jusqu'à La Plata (grosse ville) en passant par Tesalia ; vous voilà à 1000 m d'altitude. Goudron tout le long.


Puis l’ascension en tant que telle commence. Devant vous, 100 km de piste pour s’élever à 3500 m ; cette dernière est caillouteuse, mais elle est quand même sympa, la partie la moins pire est quand ça grimpe le plus. Concernant la pente, c'est jamais plus de 5 %. Côté ravitaillement, vous passerez par les villages de : Villa Losada, Gallego, Belen et Moscopan (pas grand-chose dans ce dernier) ; et il y a des fincas (fermes) éparpillées quasiment tout le long (à part tout là-haut). Passé Belen, il y a des chances que vous soyez seul sur la route pendant plusieurs heures continues. Juste avant le sommet, ne pas oublier d'aller visiter les “thermes” de San Juan (magnifique source d'eau chaude soufrée à 1400 °C). Là-haut, la végétation est totalement différente ; c'est le Paramo, biotope unique aux hautes montagnes humides des Andes. 10 km de l’autre côté du sommet, c'est le camp de base pour grimper au volcan Puracé (4650 m) ; l’ascension est inutile en hiver (qui correspond à notre été), le volcan étant dans les nuages quasiment en permanence. Encore 20 km de descente sur piste pourrie et voilà le village de Puracé.
Puis l’ascension en tant que telle commence. Devant vous, 100 km de piste pour s’élever à 3 500 m ; cette dernière est caillouteuse, mais elle est quand même sympa, la partie la moins pire est quand ça grimpe le plus. Concernant la pente, c'est jamais plus de 5 %. Côté ravitaillement, vous passerez par les villages de : Villa Losada, Gallego, Belen et Moscopan (pas grand-chose dans ce dernier) ; et il y a des fincas (fermes) éparpillées quasiment tout le long (à part tout là-haut). Passé Belen, il y a des chances que vous soyez seul sur la route pendant plusieurs heures continues. Juste avant le sommet, ne pas oublier d'aller visiter les « thermes » de San Juan (magnifique source d'eau chaude soufrée à 1 400 °C). Là-haut, la végétation est totalement différente ; c'est le Paramo, biotope unique aux hautes montagnes humides des Andes. 10 km de l’autre côté du sommet, c'est le camp de base pour grimper au volcan Puracé (4 650 m) ; l’ascension est inutile en hiver (qui correspond à notre été), le volcan étant dans les nuages quasiment en permanence. Encore 20 km de descente sur piste pourrie et voilà le village de Puracé.


Puis c'est le retour à la civilisation et la grande descente (avec quelques remontées) jusqu'à Popayán, sur de la superbe route. De plus, vous arriverez directement en centre-ville, sans passer par aucun nœud routier ou zone industrio-commerciale.
Puis c'est le retour à la civilisation et la grande descente (avec quelques remontées) jusqu'à Popayán, sur de la superbe route. De plus, vous arriverez directement en centre-ville, sans passer par aucun nœud routier ou zone industrio-commerciale.
Ligne 209 : Ligne 210 :


=== 3/ De Pasto à Chiles ===
=== 3/ De Pasto à Chiles ===
Une autre façon de sortir (ou d’entrer) du pays vers (depuis) l'[[Équateur]]. Mais aussi l’occasion de profiter de 4 volcans (dont 2 actifs) du sud de la Colombie : Galeras, Azufral, Cumbal et Chiles. Ça monte et ça descend, mais à part quelques kilomètres, rien de très raide ; si vous êtes arrivé jusque-là dans le pays (ou si vous venez de traverser l'[[Équateur]]), vous devriez vous en sortir sans problème ! En plus, c'est goudronné tout le long :).
Une autre façon de sortir (ou d’entrer) du pays vers (depuis) l'[[Équateur]]. Mais aussi l’occasion de profiter de 4 volcans (dont 2 actifs) du sud de la Colombie : Galeras, Azufral, Cumbal et Chiles. Ça monte et ça descend, mais à part quelques kilomètres, rien de très raide ; si vous êtes arrivé jusque-là dans le pays (ou si vous venez de traverser l'[[Équateur]]), vous devriez vous en sortir sans problème ! En plus, c'est goudronné tout le long.


De Pasto, sortir à l’ouest, et parcourir la circunvalar, route très calme faisant le tour du volcan Galeras via : Nariño, Sandoná, Consacá et Yacuanquer. En plus de vues sur le volcan et les magnifiques montagnes et vallées alentours, vous verrez de nouveau du café, des bananiers, et surtout des milliers d'hectares de canne à sucre. Selon la saison, vous pourrez observer cette dernière être plantée, pousser ou récoltée à la machette, et surtout transformée en… panela !
De Pasto, sortir à l’ouest, et parcourir la circunvalar, route très calme faisant le tour du volcan Galeras via : Nariño, Sandoná, Consacá et Yacuanquer. En plus de vues sur le volcan et les magnifiques montagnes et vallées alentours, vous verrez de nouveau du café, des bananiers, et surtout des milliers d'hectares de canne à sucre. Selon la saison, vous pourrez observer cette dernière être plantée, pousser ou être récoltée à la machette, et surtout transformée en… panela !


Ensuite, Panaméricaine obligée, mais heureusement, c'est 20 km de descente jusqu'à Pedregal, ville-étape remplie de restaurants et hôtels. De là, partir plein ouest pour remonter, jamais raide puis vraiment doux, jusqu'à Túquerres, 3000 m. La ville est au pied du volcan Azufral. La route est un peu plus passante que la circunvalar. Dans le coin, les cultures sont majoritairement blé, maïs et pâturages.
Ensuite, Panaméricaine obligée, mais heureusement, c'est 20 km de descente jusqu'à Pedregal, ville-étape remplie de restaurants et hôtels. De là, partir plein ouest pour remonter, jamais raide puis vraiment doux, jusqu'à Túquerres, 3000 m. La ville est au pied du volcan Azufral. La route est un peu plus passante que la circunvalar. Dans le coin, les cultures sont majoritairement blé, maïs et pâturages.


Puis El Espino, Guachucal et Cumbal ; c'est quasi plat. On a l'impression d'être sur un plateau normand, rempli de vaches à lait, mais à 3000 m d’altitude. De Cumbal, on peut apercevoir le volcan éponyme. La route pour arriver aux deux derniers villages (Panán et Chiles) est un peu plus vallonnée. 500 m avant de passer la frontière, ne pas hésiter à tourner à droite pour 1 km de piste un peu raide. En haut, il y a des eaux thermales bien chaudes, venant directement du volcan Chiles.
Puis El Espino, Guachucal et Cumbal ; c'est quasi plat. On a l'impression d'être sur un plateau normand, rempli de vaches à lait, mais à 3 000 m d’altitude. De Cumbal, on peut apercevoir le volcan éponyme. La route pour arriver aux deux derniers villages (Panán et Chiles) est un peu plus vallonnée. 500 m avant de passer la frontière, ne pas hésiter à tourner à droite pour 1 km de piste un peu raide. En haut, il y a des eaux thermales bien chaudes, venant directement du volcan Chiles.


Une fois côté [[Équateur]] à Tufiño, pour rejoindre Tulcán (grosse ville frontalière en face d’Ipiales), c'est 20 km de goudron majoritairement descendants.
Une fois côté [[Équateur]] à Tufiño, pour rejoindre Tulcán (grosse ville frontalière en face d’Ipiales), c'est 20 km de goudron majoritairement descendants.